L'un des problèmes majeurs dans la planification
de l'entraînement de la force est la programmation du travail à effectuer à
chaque séance : intensité, charge, nombre de répétitions, nombre de séries,
récupération entre les répétitions et/ou entre les séries, fréquence
d'entraînement.
Il faut souligner que les premiers laboratoires de physiologie de l'exercice
physique furent à l'origine militaires. De fait, les études menées ont été orientées
vers les limites de l'individu aux niveau de ses capacités d'adaptation
à des conditions extrêmes (maximum) et non vers la recherche de
la dose minimale efficace pour obtenir un effet donné (optimum). Il
est donc logique que les premières conclusions aient été fortement influencées
par cette tendance à la recherche du maximum tolérable.
Nous allons voir néanmoins que certains auteurs ont depuis longtemps pensé que
l'on devait rechercher l'optimum au niveau du programme de
l'entraînement. On retrouve depuis quelques années la même tendance pour
l'entraîneur en endurance avec la notion de temps limite et de travail fractionné.
Les travaux dont nous allons parler maintenant résultent pour certains 40 ans de recherche dans le domaine de l'entraînement de la force et de ces effets sur la performance, notamment au niveau de la puissance, de l'endurance de force et de l'hypertrophie. Pour autant, il est étonnant de voir combien le chemin peut être long entre les découvertes physiologiques et leur application sur le terrain. Mais, il est encore plus alarmant de voir combien certaines idées reçues ont la vie dure, mêmes si elles sont inexactes et qu'elles ont été démenties depuis un laps de temps plus ou moins long !